Home » Le journal

Attention. Votre conscience sans science n’est que l’âme d’une ruine.

Le comité de rédaction 21 janvier 2011 Le journal lu 927 fois Une réactionImprimer cet article Imprimer cet article Police: A+ A- A

Feuilletez le numéro 3 dédié à la culture scientifique.

Partagez cet article !

Les babéliens ont aussi lu :

 

Une réaction »

  1. Moi, Nathalie J.,biiip ans au compteur,scienceshumanistes pratiquante mais honteusement sciencesdurophobe, j’ai choisi de témoigner ce soir afin que ma douloureuse expérience puisse aider les générations futures.
    Tout a commencé un soir d’octobre aux fins fonds du territoire du 3éme arrondissement marseillais.
    Étaient réunis autour d’une même table,des scientifiques durs (purs, je ne peux m’avancer), Rémy et moi, tout droit arrivés de l’univers du social… On arrive en retard et vlan, sans crier gare : « Bonjour Nathalie, peux tu nous dire en quelques mots ton approche de la Science ? »
    « La Science et moi,ça fait 10 !!!! » dis-je mi provoc/mi provoc,telle une cancre au fond de la classe répondant à son professeur venu l’interroger en espérant qu’après cela il allait lui foutre une paix royale. Si en plus de ça, ça fait ricaner ses voisins de table,c’est encore mieux….!
    Et hop là, ma participation à la soirée scientifique allait se résumer à cela, faire la maline en sirotant du pinard et en faisant la razzia sur le saucisson.
    C’était sans compter sur les voisins de table en question qui on commencé à me nourrir malgré moi avec leur débat autour d’une définition de la Science. Sciences dures, Sciences Humaines, c’est quoi la Science? Encore un peu et à leur contact je me sentirais un peu moins ignare dans ce domaine, tiens.
    En sortant, mon acolyte et moi, on s’interroge : « qu’est ce qu’ils vont bien pouvoir extraire de tout ça ? »

    Et quand quelques jours plus tard, je reçois un mail emanant du comité scientifique me demandant, à MOI l’inculte, la refractaire, moi avec qui la science fait 10, si je pouvais temoigner en tant que « candide » à ce grand débat ,j’ai sauté de joie et repondu presente.
    Flattée par la proposition, je me suis prise au jeu et ai commencé à aller fouiner de ce coté là.
    Quand on cherche, on trouve dit le fameux adage, et j’ai trouvé une foule d’informations.
    Sur moi, sur le monde.
    Le monde, grand mystére. L’humain, questionneur infatiguable. Ces deux-là etaient faits pour se rencontrer.
    L’enfance est un terrain propice pour se questionner et si mes souvenirs sont bons, j’etais plutot du genre « et pourquoi et pourquoi et pourquoi… » Ceux qui m’entouraient, sans doute lassés par la rangaine ont vite fait de me faire taire, m’empechant de passer à l’etape supérieure : « COMMENT ? ».
    C’est ainsi que ceux qui ont eu des reponses à leur « POURQUOI ? » ont pu passer allégrement au « COMMENT ? » Enfin,c’est comme cela que je l’imagine.
    Certains sont en quête de sens (y en a t’il vraiment un ?) quand d’autres usent leurs neurones à déchiffrer le mode d’emploi. Alors quoi, Sciences « dures » et Sciences Humaines, meme combat ? Il me semble que oui….. C’est une façon d’etre au monde, de chercher aussi à en comprendre le mystère. Elles cheminent toutes deux dans le meme sens mais pas avec les mêmes godasses.
    Alors la transmission dans tout ça ?
    Peut être qu’avant de songer à éveiller les éléves à ces differentes techniques, il serait interessant de l’éveiller à ce qui l’entoure. Créer du mystère, soigner la mise en scéne, ne pas rechigner à faire travailler l’imagination et ensuite on laisse faire, la sauce prendra. Si la mise en bouche est bien construite, l’appetit viendra avec le besoin de construire ses propres « couverts » .
    Toute la difficulté est là me semble t-il. Mais c’est peut etre là qu’intervient le boulot des autres (les non scientifiques, les artistes) : nous donner envie de nous depasser. Parce que qu’est ce qu’ils font les autres, ceux qui ne cherchent pas à savoir comment ça marche ni pourquoi mais qui veulent juste apporter un autre regard  » l’artiste nous prête ses yeux pour regarder le monde « disait Schopenhauer.
    Et voilà comment un soir d’octobre,à biiiiip ans au compteur j’ai bouclé la boucle qui m’a faite copine avec les sciences dites « dures ». Reste à savoir si elles voudront bien faire copines avec moi.

Ça vous fait réagir ? Dites-le !

Pour ne rien manquer à la discussion, abonnez-vous aux commentaires de cet article via RSS.

Votre réaction :